8 avril | Saint Julie Billiart

Billard Sainte Julie

L'histoire de Sainte Julie Billiart

Née à Cuvilly, en France, dans une famille de paysans aisés, la jeune Marie Rose Julie Billiart manifesta très tôt un intérêt pour la religion et pour l'aide aux malades et aux pauvres. Si les premières années de sa vie furent relativement paisibles et sans complications, Julie dut, adolescente, se consacrer à des travaux manuels lorsque sa famille perdit sa fortune. Elle consacrait cependant son temps libre à enseigner le catéchisme aux jeunes et aux ouvriers agricoles.

Une mystérieuse maladie la frappa vers l'âge de trente ans. Témoin d'une tentative d'assassinat contre son père, Julie fut paralysée et devint complètement invalide. Pendant les vingt années suivantes, elle continua à donner des cours de catéchisme depuis son lit, à prodiguer des conseils spirituels et à attirer des visiteurs qui avaient entendu parler de sa sainteté.

Lorsque la Révolution française éclata en 1789, les révolutionnaires découvrirent son allégeance aux prêtres fugitifs. Grâce à des amis, elle fut exfiltrée de Cuvilly dans une charrette de foin. Elle passa ensuite plusieurs années cachée à Compiègne, ballottée de maison en maison malgré ses douleurs physiques croissantes. Elle perdit même la parole pendant un temps.

Mais cette période s'avéra également spirituellement fructueuse pour Julie. C'est à ce moment-là qu'elle eut une vision où elle vit le Calvaire entouré de femmes en habits religieux et entendit une voix dire : « Voici ces filles spirituelles que je te donne dans un institut marqué par la croix. »

Au fil du temps, Julie, menant une vie nomade, fit la connaissance d'une aristocrate, Françoise Blin de Bourdon, qui partageait son intérêt pour l'enseignement de la foi. En 1803, les deux femmes fondèrent l'Institut Notre-Dame, dédié à l'éducation des jeunes filles chrétiennes pauvres et à la formation des catéchistes. L'année suivante, les premières Sœurs de Notre-Dame prononcèrent leurs vœux. Ce fut également l'année où Julie guérit de sa maladie : elle put marcher pour la première fois en 22 ans.

Bien que Julie ait toujours été attentive aux besoins spécifiques des plus démunis et que cela soit resté sa priorité, elle prit également conscience que d'autres classes sociales avaient besoin d'instruction chrétienne. De la fondation des Sœurs de Notre-Dame jusqu'à sa mort, Julie parcourut les routes, ouvrant diverses écoles en France et en Belgique, destinées aux pauvres comme aux riches, aux groupes de formation professionnelle et aux enseignants. Finalement, Julie et Françoise transférèrent la maison-mère à Namur, en Belgique.

Julie y mourut en 1816. Elle fut canonisée en 1969.

Réflexion

L'immobilité de Julie n'a en rien entravé ses activités. Malgré ses souffrances, elle a réussi à cofonder un ordre enseignant qui répondait aux besoins des pauvres comme des riches. Nous avons tous des limites, mais le pire mal qui puisse nous atteindre est la paralysie spirituelle qui nous empêche d'accomplir l'œuvre de Dieu sur terre.

8 avril

Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.