13 août | Bienheureux Michel J. McGivney

Bienheureux Michael J. McGivney

L'histoire du bienheureux Michael McGivney

Fils aîné d'une famille d'immigrants irlandais du Connecticut, le jeune Michael quitta l'école à 13 ans pour travailler dans une fabrique de cuivres. À 16 ans, il entreprit des études de théologie au Québec, mais dut les interrompre pour subvenir aux besoins de sa famille à la mort de son père. Michael termina ses études à Baltimore, dans le Maryland, et fut ordonné prêtre pour le diocèse de Hartford en 1877.

Affecté à la paroisse Sainte-Marie de New Haven, le père McGivney s'investit pleinement dans la vie paroissiale et civique, notamment en tant que directeur de pièces de théâtre et de foires publiques. Il se porta volontaire pour devenir le tuteur d'Alfred Downes, un mineur dont le père, à la mort, avait laissé une famille nombreuse dans la pauvreté. Cette situation, ainsi que celle de sa propre famille et celle d'autres immigrants, convainquirent le père McGivney de la nécessité pour les laïcs catholiques de fonder une société de secours mutuel afin d'assurer une aide financière à leurs familles en cas de décès du principal soutien de famille. Des groupes fraternels protestants offraient déjà ce type de protection à leurs membres.

En 1882, le père McGivney fonda les Chevaliers de Colomb parmi un petit groupe de paroissiens de Sainte-Marie afin de promouvoir la charité, l'unité et la fraternité, et de venir en aide aux veuves et aux orphelins. L'importance accordée par les Chevaliers au service de l'Église, de la communauté et de la famille favorisa leur développement et leur expansion au-delà des paroisses. Le patriotisme fut ajouté comme principe fondateur en 1900.

Le père McGivney mourut d'une pneumonie en 1890 et fut inhumé à Thomaston, dans le Connecticut. Sa dépouille fut ensuite transférée à l'église Sainte-Marie de New Haven, où elle repose encore aujourd'hui. Il a été béatifié en 2020.

Réflexion

Michael Joseph McGivney était un pasteur authentique qui, selon les mots du pape François, n'hésitait pas à partager « l'odeur de ses brebis ». Il encourageait les familles dont les membres, forts de leur foi, s'engageaient généreusement dans les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Dans un décret lu lors de la messe de béatification, le pape François a loué le « zèle, la proclamation de l'Évangile et la sollicitude généreuse du père McGivney envers ses frères et sœurs ». Ces qualités « ont fait de lui un témoin exceptionnel de la solidarité chrétienne et de l'entraide fraternelle ».

13 août

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