14 août | Saint Maximilien Marie Kolbe

Saint Maximilien Marie Kolbe

L'histoire de saint Maximilien Marie Kolbe

« Je ne sais pas ce que l'avenir te réserve ! » Combien de parents ont prononcé ces mots ? Maximilien Marie Kolbe, lui, a réagi ainsi : « J'ai prié la Vierge Marie avec ferveur pour qu'elle me révèle mon destin. Elle m'est apparue, tenant deux couronnes, l'une blanche, l'autre rouge. Elle m'a demandé si je les désirais : l'une symbolisait la pureté, l'autre le martyre. J'ai répondu : "Je les choisis toutes les deux." Elle a souri et a disparu. » Après cela, il ne fut plus jamais le même.

Il entra au petit séminaire des Franciscains conventuels de Lviv (alors en Pologne, aujourd'hui en Ukraine), près de son lieu de naissance, et devint novice à l'âge de 16 ans. Bien que Maximilien ait obtenu par la suite des doctorats en philosophie et en théologie, il s'intéressait profondément aux sciences, allant jusqu'à dessiner des plans de fusées.

Ordonné prêtre à 24 ans, Maximilien considérait l'indifférence religieuse comme le poison le plus mortel de son époque. Sa mission était de la combattre. Il avait déjà fondé la Milice de l'Immaculée, dont le but était de lutter contre le mal par le témoignage d'une vie vertueuse, la prière, le travail et la souffrance. Il rêva de fonder ensuite une organisation religieuse. Chevalier de l'Immaculée Conception, Il créa une revue religieuse sous la protection de Marie, destinée à prêcher la Bonne Nouvelle à toutes les nations. Pour ce faire, il fonda une « Cité de l’Immaculée » – Niepokalanów – qui abritait 700 de ses frères franciscains. Il en fonda plus tard une autre à Nagasaki, au Japon. La milice et la revue atteignirent toutes deux le million de membres et d’abonnés. Son amour de Dieu se manifestait quotidiennement à travers sa dévotion à Marie.

En 1939, les panzers nazis envahirent la Pologne avec une rapidité meurtrière. Niepokalanów fut durement bombardée. Kolbe et ses frères furent arrêtés, puis libérés moins de trois mois plus tard, le jour de la fête de l'Immaculée Conception.

En 1941, le père Kolbe fut de nouveau arrêté. L'objectif des nazis était d'éliminer les individus les plus influents, les dirigeants. La fin fut rapide : trois mois plus tard, à Auschwitz, après d'horribles sévices et humiliations.

Un prisonnier s'était évadé. Le commandant annonça que dix hommes allaient mourir. Il prenait plaisir à parcourir les rangs. « Celui-ci. Celui-là. »

Alors qu'ils étaient conduits vers les abris de famine, le numéro 16670 osa quitter la ligne.

« Je voudrais prendre sa place. Il a une femme et des enfants. »
"Qui es-tu?"
« Un prêtre. »

Aucun nom, aucune mention de célébrité. Le silence. Le commandant, abasourdi, peut-être saisi d'une pensée fugace pour l'histoire, renvoya le sergent Francis Gajowniczek et ordonna au père Kolbe de suivre les neuf autres. Dans le « bloc de la mort », on leur ordonna de se déshabiller, et leur lente agonie commença dans l'obscurité. Mais aucun cri ne s'éleva : les prisonniers chantaient. À la veille de l'Assomption, il n'en restait plus que quatre. Le geôlier vint achever Kolbe alors qu'il priait dans un coin. Il leva son bras décharné pour recevoir la piqûre de l'aiguille hypodermique. Elle était remplie d'acide phénique. Son corps fut brûlé avec tous les autres. Le père Kolbe fut béatifié en 1971 et canonisé en 1982.

Réflexion

La mort du père Kolbe n'était pas un acte d'héroïsme soudain et de dernière minute. Toute sa vie y avait été consacrée. Sa sainteté se manifestait par un désir ardent et sans limites de convertir le monde entier à Dieu. Et sa bien-aimée Immaculata était sa source d'inspiration.

14 août

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