16 août | Saint Étienne de Hongrie

Saint Étienne de Hongrie

L'histoire de saint Étienne de Hongrie

L’Église est universelle, mais son expression est toujours influencée – positivement ou négativement – ​​par la culture locale. Il n’existe pas de chrétiens « génériques » ; il y a des chrétiens mexicains, polonais, philippins. Ce fait est manifeste dans la vie d’Étienne, héros national et saint patron spirituel de la Hongrie.

Né païen, il fut baptisé vers l'âge de dix ans, en même temps que son père, chef des Magyars, un peuple ayant migré vers la région du Danube au IXe siècle. À vingt ans, il épousa Gisèle, sœur du futur empereur saint Henri. À son accession au trône, Étienne entreprit une politique de christianisation du pays pour des raisons à la fois politiques et religieuses. Il réprima plusieurs révoltes de nobles païens et unifia les Magyars en une nation forte. Il demanda au pape d'organiser l'Église en Hongrie et sollicita également le titre de roi. Il fut couronné le jour de Noël 1001.

Étienne instaura un système de dîme pour subvenir aux besoins des églises et des pasteurs et soulager les pauvres. Sur dix villes, une devait être construite et entretenir un prêtre. Il abolit les coutumes païennes, parfois avec une certaine violence, et imposa le mariage à tous, à l'exception des membres du clergé et des religieux. Il était accessible à tous, en particulier aux plus démunis.

En 1031, son fils Émeric mourut, et le reste de la vie d'Étienne fut marqué par une controverse concernant sa succession. Ses neveux tentèrent de l'assassiner. Il mourut en 1038 et fut canonisé, avec son fils, en 1083.

Réflexion

Le don de la sainteté, selon Dieu, est un amour semblable à celui du Christ pour Dieu et pour l'humanité. Cet amour doit parfois se montrer exigeant pour le bien de tous. Le Christ a dénoncé les hypocrites parmi les pharisiens, mais il est mort en leur pardonnant. Paul a excommunié l'incestueux de Corinthe « afin que son esprit soit sauvé ». Certains chrétiens ont participé aux croisades avec un zèle admirable, malgré les motivations indignes d'autres.

Aujourd’hui, après des guerres insensées et forts d’une compréhension plus profonde de la complexité des motivations humaines, nous nous détournons de tout recours à la violence, qu’elle soit physique ou « silencieuse ». Cette évolution salutaire se poursuit, alimentée par le débat sur la possibilité pour un chrétien d’être un pacifiste absolu ou sur la nécessité, parfois, de repousser le mal par la force.

16 août

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