L'histoire de Saint Louis de Toulouse
À sa mort, à l'âge de 23 ans, Louis était déjà franciscain, évêque et saint !
Les parents de Louis étaient Charles II de Naples et de Sicile, et Marie, fille du roi de Hongrie. Du côté de son père, Louis était apparenté à saint Louis IX et du côté de sa mère à Élisabeth de Hongrie.
Louis manifesta très tôt un profond attachement à la prière et aux œuvres de miséricorde corporelles. Enfant, il avait coutume d'apporter de la nourriture du château pour nourrir les pauvres. À quatorze ans, Louis et deux de ses frères furent pris en otages à la cour du roi d'Aragon, dans le cadre d'un accord politique impliquant le père de Louis. À la cour, Louis reçut l'enseignement de frères franciscains auprès desquels il fit de grands progrès, tant dans ses études que dans sa vie spirituelle. À l'instar de saint François, il développa une profonde compassion pour les lépreux.
Alors qu'il était encore otage, Louis décida de renoncer à son titre royal et de devenir prêtre. À vingt ans, il fut autorisé à quitter la cour du roi d'Aragon. Il renonça à son titre en faveur de son frère Robert et fut ordonné prêtre l'année suivante. Peu après, il fut nommé évêque de Toulouse, mais le pape accéda à sa demande de devenir franciscain.
L’esprit franciscain imprégnait Louis. « Jésus-Christ est toute ma richesse ; il me suffit à lui seul », répétait-il sans cesse. Même devenu évêque, il portait l’habit franciscain et mendiait parfois. Il chargea un frère de le corriger – en public si nécessaire – et ce dernier s’acquittait de sa tâche.
Le service de Louis au diocèse de Toulouse fut grandement béni. Il fut très vite considéré comme un saint. Louis consacrait 75 % de ses revenus d'évêque à nourrir les pauvres et à entretenir les églises. Chaque jour, il nourrissait 25 personnes démunies à sa table.
Louis a été canonisé en 1317 par le pape Jean XXII, l'un de ses anciens professeurs. Sa fête liturgique est célébrée le 19 août.
Réflexion
Lorsque le cardinal Hugolin, futur pape Grégoire IX, suggéra à François que certains frères fervents feraient d'excellents évêques, François protesta, arguant qu'ils risquaient de perdre leur humilité et leur simplicité s'ils étaient nommés à ces fonctions. Ces deux vertus sont nécessaires partout dans l'Église, et Louis nous montre comment les évêques peuvent les vivre pleinement.
18 août