30 août | Sainte Jeanne Jugan

Sainte Jeanne Jugan

L'histoire de sainte Jeanne Jugan

Née dans le nord de la France pendant la Révolution française — une époque où les congrégations de religieux et de religieuses étaient réprimées par le gouvernement national —, Jeanne sera finalement très louée dans le milieu universitaire français pour les soins compatissants prodigués par sa communauté aux personnes âgées pauvres.

À l'âge de trois ans et demi, Jeanne perdit son père, pêcheur, en mer. Sa mère, veuve, eut bien du mal à élever seule ses huit enfants ; quatre d'entre eux moururent en bas âge. Vers l'âge de quinze ou seize ans, Jeanne devint servante de cuisine dans une famille qui, outre ses propres besoins, venait en aide aux personnes âgées et pauvres des environs. Dix ans plus tard, elle devint infirmière à l'hôpital du Rosais. Peu après, elle entra dans un ordre religieux fondé par saint Jean Eudes.

Après six ans, elle devint servante et amie d'une femme rencontrée au sein du Tiers-Ordre. Elles priaient, visitaient les pauvres et enseignaient le catéchisme aux enfants. Après la mort de son amie, Jeanne et deux autres femmes poursuivirent une vie similaire à Saint-Sevran. En 1839, elles accueillirent leur première pensionnaire permanente. Elles fondèrent une association, accueillirent de nouveaux membres et de nouvelles pensionnaires. Mère Marie de la Croix, comme on appelait désormais Jeanne, fonda six autres maisons pour personnes âgées avant la fin de 1849, toutes gérées par des membres de son association, les Petites Sœurs des Pauvres. En 1853, l'association comptait 500 membres et possédait des maisons jusqu'en Angleterre.

L’abbé Le Pailleur, aumônier, avait empêché la réélection de Jeanne comme supérieure en 1843 ; neuf ans plus tard, il lui confia des fonctions au sein de la congrégation, mais refusa qu’elle soit reconnue comme sa fondatrice. En 1890, le Saint-Siège le destitua.

Lorsque le pape Léon XIII approuva définitivement les constitutions de la communauté en 1879, on comptait 2 400 Petites Sœurs des Pauvres. Jeanne mourut la même année, le 30 août. Sa cause fut introduite à Rome en 1970. Elle fut béatifiée en 1982 et canonisée en 2009.

Réflexion

Jeanne Jugan voyait le Christ sous ce que sainte Thérèse de Calcutta aurait décrit comme ses « apparences troublantes ». Forte de sa confiance en la providence divine et en l'intercession de saint Joseph, elle sollicitait avec ferveur les fonds nécessaires à l'ouverture de nombreux foyers, s'appuyant sur le bon exemple des sœurs et la générosité de bienfaiteurs conscients du bien qu'elles accomplissaient. Elles œuvrent aujourd'hui dans 30 pays. « Avec les yeux de la foi, nous devons voir Jésus dans nos aînés, car ils sont la voix de Dieu », disait Jeanne. Quelles que soient les difficultés, elle a toujours su louer Dieu et aller de l'avant.

30 août

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