L'histoire de saint Pierre Julien Eymard
Né à La Mure d'Isère, dans le sud-est de la France, le parcours spirituel de Pierre Julian l'a conduit de prêtre dans le diocèse de Grenoble en 1834, à rejoindre les Maristes en 1839, puis à fonder la Congrégation du Saint-Sacrement en 1856.
Outre ces changements, Pierre Julien dut faire face à la pauvreté, à l'opposition initiale de son père à sa vocation, à une grave maladie, à une emphase excessive du péché propre à la pensée janséniste, et aux difficultés rencontrées pour obtenir l'approbation diocésaine, puis papale, de sa nouvelle communauté religieuse.
Ses années passées chez les Maristes, notamment comme supérieur provincial, ont été marquées par un approfondissement de sa dévotion eucharistique, en particulier par la prédication des Quarante Heures dans de nombreuses paroisses. D'abord inspiré par l'idée de réparation pour l'indifférence envers l'Eucharistie, Pierre Julien s'est ensuite tourné vers une spiritualité plus positive, centrée sur l'amour du Christ. Les membres de la communauté masculine qu'il a fondée alternaient entre une vie apostolique active et la contemplation de Jésus dans l'Eucharistie. Avec Marguerite Guillot, il a fondé la Congrégation des Servantes du Saint-Sacrement.
Pierre-Julien Eymard a été béatifié en 1925 et canonisé en 1962, un jour après la fin de la première session du concile Vatican II.
Réflexion
À chaque siècle, le péché a été une réalité douloureuse dans la vie de l'Église. Il est facile de céder au désespoir, de parler avec tant de force des faiblesses humaines qu'on en oublie l'immense amour sacrificiel de Jésus, manifesté par sa mort sur la croix et le don de l'Eucharistie. Pierre Julien savait que l'Eucharistie était essentielle pour aider les catholiques à vivre pleinement leur baptême et à proclamer, par la parole et l'exemple, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
3 août