
L'histoire de sainte Véronique Giuliani
Le désir de Véronique de ressembler au Christ crucifié fut exaucé par les stigmates.
Véronique naquit à Mercatelli, en Italie. On raconte que, sur son lit de mort, sa mère Benedetta appela ses cinq filles à son chevet et confia chacune d'elles à l'une des cinq plaies du Christ. Véronique fut confiée à la plaie située sous le cœur du Christ.
À 17 ans, Véronique entra chez les Clarisses, sous la direction des Capucins. Son père souhaitait la marier, mais elle le convainquit de la laisser devenir religieuse. Durant ses premières années au monastère, elle travailla à la cuisine, à l'infirmerie, à la sacristie et fut également portière. À 34 ans, elle fut nommée maîtresse des novices, poste qu'elle occupa pendant 22 ans. À 37 ans, Véronique reçut les stigmates. Sa vie ne fut plus jamais la même.
Les autorités ecclésiastiques de Rome souhaitaient vérifier l'authenticité de Véronique et menèrent donc une enquête. Elle perdit temporairement sa charge de maîtresse des novices et ne fut autorisée à assister à la messe que le dimanche ou les jours de fête. Malgré tout, Véronique ne s'aigrit pas et, à l'issue de l'enquête, elle fut rétablie dans ses fonctions de maîtresse des novices.
Malgré ses protestations, elle fut élue abbesse à l'âge de 56 ans, charge qu'elle occupa pendant onze ans, jusqu'à sa mort. Véronique était très dévouée à l'Eucharistie et au Sacré-Cœur. Elle offrit ses souffrances pour les missions, mourut en 1727 et fut canonisée en 1839. Sa fête liturgique est célébrée le 9 juillet.
Réflexion
Pourquoi Dieu a-t-il infligé les stigmates à François d'Assise et à Véronique Giuliani ? Dieu seul connaît les raisons profondes, mais comme le souligne Celano, le signe extérieur de la croix confirme l'engagement de ces saintes envers la croix dans leur vie. Les stigmates apparus sur la chair de Véronique avaient pris racine dans son cœur bien des années auparavant. C'était l'aboutissement parfait de son amour pour Dieu et de sa charité envers ses sœurs.
10 juillet