25 juillet | Saint James

Saint Jacques

L'histoire de Saint Jacques

Ce Jacques est le frère de Jean l'Évangéliste. Jésus les appela tous deux alors qu'ils travaillaient avec leur père sur une barque de pêche, sur le lac de Galilée. Il avait déjà appelé deux autres frères exerçant une profession similaire : Pierre et André. « Il s'éloigna un peu et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean. Eux aussi étaient dans une barque, en train de réparer leurs filets. Alors il les appela. Ils laissèrent donc leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent » (Marc 1, 19-20).

Jacques était l'un des trois élus qui eurent le privilège d'assister à la Transfiguration, à la résurrection de la fille de Jaïrus et à l'agonie de Gethsémani.

Deux épisodes des Évangiles illustrent le tempérament de cet homme et de son frère. Saint Matthieu raconte que leur mère vint – Marc dit que ce furent les frères eux-mêmes – pour demander qu'ils occupent les places d'honneur dans le royaume. « Jésus leur répondit : “Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ?” Ils lui dirent : “Nous le pouvons” » (Matthieu 20, 22). Jésus leur dit alors qu'ils boiraient effectivement la coupe et partageraient son baptême de douleur et de mort, mais que s'asseoir à sa droite ou à sa gauche ne lui appartenait pas – cela « est pour ceux à qui mon Père l'a préparé » (Matthieu 20, 23b). Restait à voir combien de temps il leur faudrait pour comprendre les implications de leur « Nous le pouvons ! » si sûrs d'eux.

Les autres disciples s'indignèrent de l'ambition de Jacques et de Jean. Alors Jésus leur enseigna à tous la leçon du service humble : l'autorité a pour vocation de servir. Elle ne doit pas imposer sa volonté ni dominer autrui. Telle fut la position de Jésus lui-même. Il était le serviteur de tous ; le service qu'on lui imposait fut le sacrifice suprême de sa propre vie.

À une autre occasion, Jacques et Jean ont démontré que le surnom que Jésus leur avait donné – « fils du tonnerre » – était tout à fait approprié. Les Samaritains refusaient d’accueillir Jésus car il se rendait à Jérusalem, une ville qu’ils détestaient. « Voyant cela, les disciples Jacques et Jean leur demandèrent : “Seigneur, veux-tu que nous fassions descendre le feu du ciel pour les consumer ?” Jésus se retourna et les réprimanda… » (Luc 9, 54-55).

Jacques fut apparemment le premier des apôtres à subir le martyre. « À cette époque, le roi Hérode fit arrêter des membres de l’Église pour leur faire du mal. Il fit tuer par l’épée Jacques, le frère de Jean, et voyant que cela plut aux Juifs, il fit aussi arrêter Pierre » (Actes 12:1-3a).

Ce Jacques, parfois appelé Jacques le Majeur, ne doit pas être confondu avec Jacques le Mineur ni avec l'auteur de la Lettre de Jacques et le chef de la communauté de Jérusalem.

Réflexion

La manière dont les Évangiles présentent les apôtres nous rappelle l'essence même de la sainteté. Ils insistent peu sur leurs vertus comme possessions immuables leur donnant droit à une récompense céleste. L'accent est plutôt mis sur le Royaume, sur le pouvoir que Dieu leur a donné de proclamer la Bonne Nouvelle. Quant à leur vie personnelle, ils s'attardent abondamment sur la purification que Jésus leur a ointe de l'étroitesse d'esprit, de la mesquinerie et de l'inconstance.

25 juillet

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