5 juillet | Saint Antoine Zaccaria

Saint Antoine Zaccaria

L'histoire de saint Antoine Zaccaria

Au moment même où Martin Luther dénonçait les abus au sein de l'Église, une réforme interne était déjà en cours. Parmi les pionniers de la Contre-Réforme figurait Anthony Zaccaria. Devenue veuve à 18 ans, sa mère se consacra à son éducation spirituelle. Il obtint son doctorat en médecine à 22 ans et, tout en travaillant auprès des pauvres de sa ville natale de Crémone, en Italie, il fut attiré par l'apostolat religieux. Il renonça à tout héritage, exerça la profession de catéchiste et fut ordonné prêtre à 26 ans. Appelé à Milan quelques années plus tard, il fonda trois congrégations religieuses : une pour les hommes, une pour les femmes et une association de couples mariés. Leur objectif était la réforme de la société décadente de leur époque, en commençant par le clergé, les religieux et les laïcs.

Fortement inspiré par saint Paul — sa congrégation s'appelle les Barnabites, d'après le compagnon de ce saint —, Antoine prêchait avec une grande vigueur à l'église et dans la rue, menait des missions populaires et n'avait pas honte de faire pénitence publique.

Antoine encouragea des innovations telles que la collaboration des laïcs à l'apostolat, la communion fréquente, la dévotion des Quarante Heures et la sonnerie des cloches à 15 heures le vendredi. Sa sainteté incita nombre de personnes à réformer leur vie, mais comme pour tous les saints, elle suscita aussi l'opposition. Sa communauté dut faire l'objet d'une enquête religieuse officielle à deux reprises, et fut blanchie à chaque fois.

Alors qu'il était en mission de paix, Antoine tomba gravement malade et fut ramené chez lui pour rendre visite à sa mère. Il mourut à Crémone à l'âge de 36 ans.

Réflexion

L'austérité de la spiritualité d'Antoine et l'ardeur paulinienne de sa prédication rebuteraient sans doute beaucoup de gens aujourd'hui. Quand même certains psychiatres déplorent l'absence de conscience du péché, il est peut-être temps de reconnaître que tout le mal ne s'explique pas par des troubles émotionnels, des pulsions subconscientes et inconscientes, l'influence parentale, etc. Les sermons missionnaires d'antan, empreints de la crainte de l'enfer et de la damnation, ont cédé la place à des homélies bibliques positives et encourageantes. Nous avons certes besoin d'être assurés du pardon, apaisés face à l'angoisse existentielle et aux bouleversements de l'avenir. Mais nous avons toujours besoin de prophètes pour nous dire : « Si nous disons : “Nous sommes sans péché”, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous » (1 Jean 1, 8).

5 juillet

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