L'histoire de saint Dominique Savio
Il semble que tant de saints meurent jeunes. Parmi eux, Dominique Savio, le patron des enfants de chœur.
Né dans une famille paysanne à Riva, en Italie, le jeune Dominique entra à l'Oratoire de Turin à l'âge de douze ans, où il s'inscrivit comme élève de saint Jean Bosco. Son désir de devenir prêtre et de l'aider dans son œuvre auprès des garçons délaissés impressionna Don Bosco. Pacificateur et organisateur, le jeune Dominique fonda un groupe qu'il nomma la Compagnie de l'Immaculée Conception. Outre ses activités de dévotion, ce groupe secondait Jean Bosco dans son travail auprès des garçons et dans les travaux manuels. Tous les membres, à l'exception de Dominique, rejoignirent Don Bosco en 1859, au début de sa congrégation salésienne. À cette époque, Dominique était déjà décédé.
Dans sa jeunesse, Dominic passait des heures en pleine prière. Il appelait ces moments de recueillement « mes distractions ». Même en jouant, il disait parfois : « J’ai l’impression que le ciel s’ouvre juste au-dessus de moi. J’ai peur de dire ou de faire quelque chose qui fasse rire les autres garçons. » Dominic disait : « Je ne peux pas faire de grandes choses. Mais je veux que tout ce que je fais, même la plus petite chose, soit pour la plus grande gloire de Dieu. »
La santé de Dominique, toujours fragile, lui causa des problèmes pulmonaires et il fut renvoyé chez lui pour se rétablir. Conformément à la coutume de l'époque, on lui fit une saignée dans l'espoir de le soulager, mais cela ne fit qu'aggraver son état. Il mourut le 9 mars 1857, après avoir reçu les derniers sacrements. Saint Jean Bosco écrivit lui-même le récit de sa vie.
Certains estimaient que Dominique était trop jeune pour être canonisé. Saint Pie X affirma le contraire et poursuivit sa cause. Dominique fut canonisé en 1954. Sa fête liturgique est le 9 mars.
Réflexion
Comme beaucoup de jeunes, Dominique avait douloureusement conscience de sa différence par rapport à ses pairs. Il s'efforçait de dissimuler sa piété à ses amis, de peur de subir leurs moqueries. Même après sa mort, sa jeunesse le distinguait parmi les saints, et certains estimaient qu'il était trop jeune pour être canonisé. Le pape Pie X, avec sagesse, s'y opposa. Car nul n'est trop jeune – ni trop vieux, ni quoi que ce soit d'autre – pour atteindre la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés.
10 mars