15 mars | Sainte Louise de Marillac

Sainte Louise de Marillac

L'histoire de Sainte Louise de Marillac

Née près de Meux, Louise perdit sa mère très jeune et son père adoré à l'âge de quinze ans. Son désir de devenir religieuse fut découragé par son confesseur, et un mariage fut arrangé. De cette union naquit un fils. Mais Louise se retrouva bientôt à prendre soin de son époux bien-aimé durant une longue maladie qui finit par l'emporter.

Louise eut la chance d'avoir un conseiller sage et bienveillant, François de Sales, puis son ami, l'évêque de Belley. Ces deux hommes ne pouvaient la rencontrer que périodiquement. Mais, grâce à une illumination intérieure, elle comprit qu'elle devait entreprendre une grande œuvre sous la conduite d'une autre personne qu'elle n'avait pas encore rencontrée : le saint prêtre Monsieur Vincent, qui deviendrait plus tard saint Vincent de Paul.

Au début, il hésitait à devenir son confesseur, étant très occupé par ses « Confréries de la Charité ». Ses membres étaient des dames de l'aristocratie, animées par la charité, qui l'aidaient à soigner les pauvres et à prendre soin des enfants délaissés, une nécessité impérieuse à l'époque. Mais ces dames étaient accaparées par leurs propres préoccupations et obligations. Son œuvre nécessitait bien plus de bénévoles, notamment des paysans, donc proches des plus démunis et capables de gagner leur confiance. Il lui fallait aussi quelqu'un pour les former et les organiser.

Ce n'est qu'au fil du temps, à mesure que Vincent de Paul apprenait à connaître Louise, qu'il comprit qu'elle était la réponse à ses prières. Intelligente et discrète, elle possédait une force et une endurance physiques qui contrastaient avec sa santé fragile. Les missions qu'il lui confia finirent par amener quatre jeunes femmes simples à la rejoindre. Sa maison louée à Paris devint le centre de formation de celles qui étaient acceptées pour le service des malades et des pauvres. Le mouvement connut une croissance rapide et bientôt, le besoin d'une « règle de vie » se fit sentir. Louise elle-même, sous la direction de Vincent, la rédigea pour les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.

Monsieur Vincent avait toujours fait preuve de lenteur et de prudence dans ses relations avec Louise et le nouveau groupe. Il affirmait n'avoir jamais envisagé de fonder une nouvelle communauté, que c'était Dieu qui faisait tout. « Votre couvent, disait-il, sera la maison des malades ; votre cellule, une chambre louée ; votre chapelle, l'église paroissiale ; votre cloître, les rues de la ville ou les salles de l'hôpital. » Elles devaient s'habiller comme les paysannes. Ce n'est que des années plus tard que Vincent de Paul autorisa enfin quatre d'entre elles à prononcer des vœux annuels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Il fallut encore des années avant que la communauté ne soit officiellement approuvée par Rome et placée sous la direction de la congrégation de prêtres de Vincent.

Nombre de ces jeunes femmes étaient illettrées. C'est pourtant avec réticence que la nouvelle communauté entreprit de prendre soin des enfants délaissés. Louise, malgré sa santé fragile, s'activait à aider partout où le besoin se faisait sentir. Elle parcourut la France, installant les membres de sa communauté dans les hôpitaux, les orphelinats et autres institutions. À sa mort, le 15 mars 1660, la congrégation comptait plus de 40 maisons en France. Six mois plus tard, Vincent de Paul la rejoignit dans la mort.

Louise de Marillac a été canonisée en 1934 et déclarée patronne des travailleurs sociaux en 1960.

Réflexion

À l'époque de Louise, se mettre au service des pauvres était généralement un luxe que seules les femmes de la haute société pouvaient s'offrir. Son mentor, saint Vincent de Paul, comprit avec justesse que les femmes d'origine paysanne étaient plus à même d'aider les plus démunis, et c'est sous son impulsion que naquirent les Filles de la Charité. Aujourd'hui, cet ordre, de concert avec les Sœurs de la Charité, continue de soigner les malades et les personnes âgées et d'accueillir les orphelins. Nombre de ses membres sont des travailleuses sociales qui œuvrent sous le patronage de Louise. Nous devons tous partager son souci du sort des plus démunis.

15 mars

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