20 mai | Saint Bernardin de Sienne

Saint Bernardin de Sienne

L'histoire de saint Bernardin de Sienne

La plupart des saints subissent une forte opposition personnelle, voire des persécutions. Bernardin, en revanche, apparaît davantage comme une force humaine inépuisable qui s'est simplement consacrée aux besoins du monde.

Il fut le plus grand prédicateur de son temps, parcourant l'Italie, apaisant les villes déchirées par les conflits, s'attaquant au paganisme qu'il trouvait endémique, attirant des foules de 30 000 personnes, suivant l'exhortation de saint François d'Assise à prêcher « le vice et la vertu, le châtiment et la gloire ».

Comparé à saint Paul par le pape, Bernardin possédait une intuition remarquable des besoins de son temps, alliée à une profonde sainteté, une énergie et une joie débordantes. Il accomplit tout cela malgré une voix très faible et rauque, miraculeusement guérie par la suite grâce à sa dévotion à Marie.

À vingt ans, alors que la peste faisait rage dans sa ville natale de Sienne, il arrivait que jusqu'à vingt personnes meurent en une seule journée à l'hôpital. Bernardine proposa de le diriger et, avec l'aide d'autres jeunes hommes, y soigna les malades pendant quatre mois. Il échappa à la peste, mais fut si épuisé qu'une forte fièvre l'immobilisa pendant plusieurs mois. Il passa ensuite une année à s'occuper d'une tante qu'il adorait, dont les parents étaient décédés lorsqu'il était enfant. À la mort de celle-ci, il commença à jeûner et à prier pour connaître la volonté de Dieu à son égard.

À 22 ans, il entra dans l'ordre franciscain et fut ordonné prêtre deux ans plus tard. Pendant près de douze ans, il vécut dans la solitude et la prière, mais ses dons finirent par le conduire à prêcher. Il voyageait toujours à pied, prêchant parfois pendant des heures dans un lieu, puis faisant de même dans une autre ville.

Particulièrement connu pour sa dévotion au Saint Nom de Jésus, Bernardin créa un symbole – IHS, les trois premières lettres du nom de Jésus en grec – en caractères gothiques sur un soleil rayonnant. Ce symbole devait remplacer les symboles superstitieux de l'époque, ainsi que les emblèmes des factions, comme les Guelfes et les Gibelins. La dévotion se répandit et le symbole commença à apparaître dans les églises, les maisons et les édifices publics. L'opposition se fit sentir de la part de ceux qui y voyaient une innovation dangereuse. À trois reprises, on tenta d'obtenir du pape qu'il prenne des mesures contre lui, mais la sainteté, l'orthodoxie et l'intelligence de Bernardin témoignèrent de sa fidélité.

Général des Frères de la Stricte Observance, une branche de l'Ordre franciscain, Bernardin insistait fortement sur l'érudition et l'approfondissement des connaissances en théologie et en droit canonique. À son arrivée, la communauté comptait 300 frères ; à sa mort, ils étaient 4 000. Il reprit la prédication durant les deux dernières années de sa vie et mourut en voyage.

Réflexion

Un autre saint dynamique a dit un jour : « …Je ne serai pas à charge, car ce n’est pas ce qui m’appartient qui m’intéresse, mais ce qui m’appartient… Je dépenserai volontiers et me dépenserai entièrement pour vous » (2 Corinthiens 12, 14). Il y a un risque à ne voir que le tourbillon d’activités des Bernardins de foi – soigner les malades, prêcher, étudier, administrer, toujours en déplacement – ​​et à oublier la source de leur énergie. Il ne s’agit pas de dire que Bernardin aurait pu être un grand contemplatif s’il en avait eu l’occasion. Il en avait l’occasion, chaque jour, et il la saisissait.

20 mai

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