L'histoire de saint Conrad de Parzham
Conrad a passé la majeure partie de sa vie comme portier à Altötting, en Bavière, laissant entrer les gens au couvent et les encourageant indirectement à laisser Dieu entrer dans leur vie.
Ses parents, Barthélemy et Gertrude Birndorfer, vivaient près de Parzham, en Bavière. À cette époque, la région se remettait des guerres napoléoniennes. Jeune homme, Conrad, fervent adepte de la prière solitaire et artisan de paix, entra chez les Capucins. Il prononça ses vœux en 1852 et fut affecté au couvent d'Altoetting. Le sanctuaire marial de cette ville était très fréquenté ; au couvent capucin voisin, le portier avait beaucoup de travail, une fonction que Conrad occupa pendant 41 ans.
Au début, certains frères étaient jaloux qu'un frère si jeune occupe une fonction aussi importante. La patience et la vie sainte de Conrad finirent par dissiper leurs doutes. En tant que portier, il était en contact avec de nombreuses personnes, se procurant une grande partie des fournitures du couvent et se montrant généreux envers les pauvres qui se présentaient à la porte. Il traitait tous avec la courtoisie que François attendait de ses disciples.
L'empressement de Conrad était parfois déconcertant. Un jour, le père Vincent, cherchant le calme pour préparer un sermon, monta au clocher de l'église. Conrad le retrouva lorsqu'une personne souhaitant se confesser demanda expressément à voir le père Vincent.
Conrad a également tissé des liens particuliers avec les enfants de la région. Il a promu avec enthousiasme l'Œuvre Séraphique de Charité, qui venait en aide aux enfants négligés.
Conrad passait des heures en prière devant le Saint-Sacrement. Il demandait régulièrement à la Vierge Marie d'intercéder pour lui et pour les nombreuses personnes qu'il portait dans ses prières. D'une patience inébranlable, Conrad fut canonisé en 1934. Sa fête liturgique est célébrée le 21 avril.
Réflexion
Comme en témoignent sa vie et ses écrits, Conrad de Parzham exerçait une fascination particulière, une qualité que Chesterton évoquait lorsqu'il écrivait : « Dès lors que notre cœur est tourné vers Dieu, nous avons les mains libres. » Pour comprendre Conrad, il nous faut savoir où se situait son cœur. Son union profonde avec Dieu dans la prière inspirait à tous une profonde sérénité.
20 avril