L'histoire de saint Marc
La plupart des informations que nous possédons sur Marc proviennent directement du Nouveau Testament. On l'identifie généralement à Marc mentionné dans les Actes 12:12. Lorsque saint Pierre s'échappa de prison, il se rendit chez la mère de Marc.
Paul et Barnabé l'emmenèrent avec eux lors du premier voyage missionnaire, mais pour une raison inconnue, Marc retourna seul à Jérusalem. Le refus de Paul de laisser Marc l'accompagner lors du second voyage, malgré l'insistance de Barnabé, montre clairement que Marc lui avait déplu. Comme Paul demande plus tard à Marc de lui rendre visite en prison, on peut supposer que le différend fut de courte durée.
Le plus ancien et le plus court des quatre Évangiles, celui de Marc, met l'accent sur le rejet de Jésus par l'humanité, alors qu'il est l'envoyé triomphant de Dieu. Probablement écrit pour des convertis païens à Rome – après la mort de Pierre et Paul, entre 60 et 70 apr. J.-C. –, l'Évangile de Marc est la manifestation progressive d'un « scandale » : celui d'un Messie crucifié.
Pierre, manifestement ami de Marc – qu’il appelait « mon fils » –, n’est qu’une des sources de cet Évangile, les autres étant l’Église de Jérusalem (d’origine juive) et l’Église d’Antioche (composée en grande partie de non-Juifs).
À l'instar de Luc, un autre évangéliste, Marc ne faisait pas partie des douze apôtres. On ignore s'il a connu Jésus personnellement. Certains érudits pensent que l'évangéliste parle de lui-même lorsqu'il décrit l'arrestation de Jésus à Gethsémani : « Or, un jeune homme le suivait, vêtu seulement d'un linceul. Ils s'emparèrent de lui, mais il laissa le linceul et s'enfuit nu » (Marc 14, 51-52).
D'autres considèrent Marc comme le premier évêque d'Alexandrie, en Égypte. Venise, célèbre pour la place Saint-Marc, le revendique comme son saint patron ; la grande basilique qui s'y trouve abriterait ses reliques.
Le lion ailé est le symbole de Marc. Ce lion provient de la description que fait Marc de Jean-Baptiste comme « la voix de celui qui crie dans le désert » (Marc 1,3), image que les artistes ont comparée à un lion rugissant. Les ailes, quant à elles, sont une adaptation de la vision d'Ézéchiel, qui représente quatre créatures ailées, aux évangélistes.
Réflexion
Marc a accompli dans sa vie ce à quoi tout chrétien est appelé : proclamer à tous la Bonne Nouvelle, source de salut. Il l’a fait notamment par l’écriture. D’autres peuvent la proclamer par la musique, le théâtre, la poésie ou en l’enseignant aux enfants en famille.
25 avril