L'histoire du bienheureux Charles de Foucauld
Né dans une famille aristocratique de Strasbourg, Charles devint orphelin à l'âge de six ans. Élevé par son grand-père, un homme pieux, il rejeta la foi catholique à l'adolescence et s'engagea dans l'armée française. Héritant d'une importante fortune de son grand-père, il partit pour l'Algérie avec son régiment, accompagné de sa maîtresse, Mimi.
Lorsqu'il refusa de la lui rendre, il fut renvoyé de l'armée. Toujours en Algérie lorsqu'il quitta Mimi, Charles se réengagea. Se voyant refuser l'autorisation d'entreprendre une exploration scientifique au Maroc voisin, il démissionna. Avec l'aide d'un rabbin, Charles se fit passer pour un Juif et, en 1883, entreprit une expédition d'un an qu'il relata dans un livre qui connut un vif succès.
Inspiré par les Juifs et les Musulmans qu'il rencontra, Charles reprit la pratique de sa foi catholique à son retour en France en 1886. Il entra dans un monastère trappiste en Ardèche, puis fut transféré dans un autre à Akbes, en Syrie. Quittant le monastère en 1897, il travailla comme jardinier et sacristain chez les Clarisses à Nazareth, puis à Jérusalem. En 1901, il retourna en France et fut ordonné prêtre.
Plus tard dans l'année, Charles se rendit à Beni-Abbés, au Maroc, avec l'intention d'y fonder une communauté monastique accueillante pour les chrétiens, les musulmans, les juifs et les personnes sans religion. Il mena une vie paisible et cachée, mais n'attira aucun compagnon.
Un ancien camarade d'armée l'invita à vivre parmi les Touaregs en Algérie. Charles apprit suffisamment leur langue pour rédiger un dictionnaire touareg-français et français-touareg, et pour traduire les Évangiles en touareg. En 1905, il s'installa à Tamanrasset, où il vécut jusqu'à sa mort. Un recueil en deux volumes de sa poésie touareg fut publié à titre posthume.
Début 1909, il se rendit en France et y fonda une association de laïcs qui s'engageaient à vivre selon les Évangiles. Son retour à Tamanrasset fut accueilli chaleureusement par les Touaregs. En 1915, Charles écrivit à Louis Massignon : « L’amour de Dieu, l’amour du prochain… Toute religion se trouve là… Comment y parvenir ? Pas en un jour, car c’est la perfection même : c’est le but vers lequel nous devons toujours tendre, que nous devons sans cesse nous efforcer d’atteindre et que nous n’atteindrons qu’au Ciel. »
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale entraîna des attaques contre les Français en Algérie. Capturés lors d'un raid mené par une autre tribu, Charles et deux soldats français venus lui rendre visite furent abattus le 1er décembre 1916.
Cinq congrégations, associations et instituts spirituels religieux – les Petits Frères de Jésus, les Petites Sœurs du Sacré-Cœur, les Petites Sœurs de Jésus, les Petits Frères de l’Évangile et les Petites Sœurs de l’Évangile – puisent leur inspiration dans la vie paisible, discrète et pourtant empreinte d’hospitalité qui caractérisait Charles. Il a été béatifié le 13 novembre 2005.
Réflexion
La vie de Charles de Foucauld s'est finalement centrée sur Dieu et a été animée par la prière et un service humble, dans l'espoir d'amener les musulmans au Christ. Ceux qui s'inspirent de son exemple, où qu'ils vivent, cherchent à vivre leur foi humblement, mais avec une profonde conviction religieuse.
1er décembre