3 décembre | Saint François-Xavier

Saint François-Xavier

L'histoire de saint François-Xavier

Jésus demanda : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » (Matthieu 16,26a). Ces paroles furent adressées à un jeune professeur de philosophie, promis à une brillante carrière universitaire, où succès, prestige et honneurs l’attendaient.

François Xavier, alors âgé de 24 ans et vivant et enseignant à Paris, ne prêta pas immédiatement attention à ces paroles. Elles provenaient d'un ami cher, Ignace de Loyola, dont la persuasion inlassable finit par le convertir au christianisme. François entreprit alors les Exercices spirituels sous la direction d'Ignace et, en 1534, rejoignit sa jeune communauté, la Compagnie de Jésus. Ensemble, à Montmartre, ils firent vœu de pauvreté, de chasteté, d'obéissance et de service apostolique, conformément aux directives du pape.

De Venise, où il fut ordonné prêtre en 1537, Xavier se rendit à Lisbonne, puis embarqua pour les Indes orientales et débarqua à Goa, sur la côte ouest de l'Inde. Pendant les dix années suivantes, il s'employa à évangéliser des peuples très dispersés comme les Hindous, les Malais et les Japonais. Il passa une grande partie de ce temps en Inde, où il exerça la fonction de provincial de la province jésuite d'Inde, récemment établie.

Partout où il allait, Xavier vivait avec les plus démunis, partageant leur nourriture et leur logement rudimentaire. Il consacrait d'innombrables heures aux malades et aux pauvres, en particulier aux lépreux. Bien souvent, il n'avait ni le temps de dormir ni même de réciter son bréviaire, mais, comme en témoignent ses lettres, il était toujours empli de joie.

Xavier traversa les îles de Malaisie, puis remonta jusqu'au Japon. Il apprit suffisamment de japonais pour prêcher aux gens simples, les instruire, les baptiser et fonder des missions pour ceux qui le suivraient. Du Japon, il rêvait d'aller en Chine, mais ce projet ne se réalisa jamais. Il mourut avant d'atteindre le continent. Ses reliques reposent dans l'église du Bon Jésus à Goa. Lui et sainte Thérèse de Lisieux furent déclarés copatrons des missions en 1925.

Réflexion

Nous sommes tous appelés à « aller et prêcher à toutes les nations » (voir Matthieu 28,19). Notre prédication ne s’adresse pas nécessairement à des contrées lointaines, mais à nos familles, nos enfants, notre conjoint, nos collègues. Et nous sommes appelés à prêcher non par les mots, mais par notre vie quotidienne. Seul le sacrifice, le renoncement à tout gain égoïste, a permis à François-Xavier d’annoncer librement la Bonne Nouvelle au monde. Le sacrifice, c’est parfois se mettre de côté pour un bien supérieur : le bien de la prière, le bien d’aider son prochain, le bien de simplement écouter autrui. Le plus grand don que nous possédions est notre temps. François-Xavier a donné le sien aux autres.

3 décembre

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