L'histoire des sept fondateurs de l'ordre des Servites
Imaginez sept hommes influents de Boston ou de Denver s'unissant, quittant leurs foyers et leurs professions pour se retirer dans la solitude et consacrer leur vie à Dieu. C'est ce qui s'est produit dans la ville cultivée et prospère de Florence au milieu du XIIIe siècle. La ville était déchirée par les luttes politiques et l'hérésie des Cathares, qui croyaient que la réalité physique était intrinsèquement mauvaise. Les mœurs étaient dépravées et la religion semblait dénuée de sens.
En 1240, sept nobles florentins décidèrent d'un commun accord de se retirer de la ville dans un lieu isolé pour prier et se consacrer directement à Dieu. Leur première difficulté fut de subvenir aux besoins de leurs proches, car deux étaient encore mariés et deux étaient veufs.
Leur but était de mener une vie de pénitence et de prière, mais ils furent bientôt importunés par les visites incessantes de visiteurs florentins. Ils se retirèrent alors sur les pentes désertes du Monte Senario.
En 1244, sous l'impulsion de saint Pierre de Vérone, OP, ce petit groupe adopta un habit religieux semblable à celui des Dominicains, choisissant de vivre selon la règle de saint Augustin et prenant le nom de Serviteurs de Marie. Le nouvel ordre prit une forme plus proche de celle des frères mendiants que de celle des ordres monastiques plus anciens.
Les membres de la communauté sont arrivés aux États-Unis en provenance d'Autriche en 1852 et se sont installés à New York, puis à Philadelphie. Les deux provinces américaines se sont développées à partir de la fondation réalisée par le père Austin Morini en 1870 dans le Wisconsin.
Les membres de la communauté alliaient vie monastique et ministère actif. Au monastère, ils menaient une vie de prière, de travail et de silence, tandis que dans l'apostolat actif, ils s'engageaient dans le travail paroissial, l'enseignement, la prédication et d'autres activités ministérielles.
Réflexion
L’époque où vécurent les sept fondateurs servites est aisément comparable à la situation actuelle. Nous vivons « le meilleur et le pire des temps », comme l’écrivait Dickens. Certains, peut-être même beaucoup, se sentent appelés à une vie à contre-courant, y compris en matière de religion. Nous sommes tous confrontés, de manière nouvelle et urgente, au défi de placer le Christ au centre de notre existence.
17 février