22 février | Chaire de Saint-Pierre

Chaire de Saint Pierre

L'histoire du trône de Saint Pierre

Cette fête commémore le choix par le Christ de nommer Pierre pour siéger à sa place en tant qu'autorité servante de toute l'Église.

Après ce week-end douloureux, empli de doutes et d'angoisse, Pierre entend la Bonne Nouvelle. Des anges, près du tombeau, disent à Madeleine : « Le Seigneur est ressuscité ! Va le dire à ses disciples et à Pierre. » Jean raconte que, lorsqu'ils coururent au tombeau, le plus jeune devança le plus âgé et l'attendit. Pierre entra, vit les bandelettes à terre et le diadème roulé à l'écart. Jean vit et crut. Mais il ajoute : « Ils ne comprenaient pas encore ce que disait l'Écriture, à savoir qu'il devait ressusciter d'entre les morts » (Jean 20,9). Ils rentrèrent chez eux. Là, l'idée, qui germait lentement en eux et semblait impossible, devint réalité. Jésus leur apparut alors qu'ils attendaient, terrifiés, derrière des portes closes. « La paix soit avec vous », leur dit-il (Jean 20,21b), et ils furent remplis de joie.

L’événement de la Pentecôte a parachevé l’expérience de Pierre avec le Christ ressuscité. « […]ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Actes 2:4a) et se mirent à parler en langues étrangères et à proclamer avec audace, selon l’inspiration de l’Esprit.

Ce n’est qu’alors que Pierre peut accomplir la mission que Jésus lui a confiée : « […] une fois que tu seras revenu à lui, affermis tes frères » (Luc 22,32). Il devient aussitôt le porte-parole des Douze pour témoigner de leur expérience du Saint-Esprit : devant les autorités civiles qui voulaient faire taire leur prédication, devant le concile de Jérusalem, et pour la communauté face au problème d’Ananias et de Saphira. Il est le premier à annoncer la Bonne Nouvelle aux païens. Le pouvoir de guérison de Jésus en lui est bien attesté : la résurrection de Tabitha, la guérison du mendiant infirme. On porte les malades dans les rues afin que, lorsque Pierre passera, son ombre les couvre.

Même un saint peut rencontrer des difficultés dans sa vie chrétienne. Lorsque Pierre cessa de manger avec les convertis non juifs parce qu'il ne voulait pas heurter la sensibilité des chrétiens d'origine juive, Paul dit : « …je lui ai résisté en face parce qu'il était manifestement dans l'erreur… [Ils] n'étaient pas sur le bon chemin, conformément à la vérité de l'Évangile… » (Galates 2:11b, 14a).

À la fin de l'Évangile de Jean, Jésus dit à Pierre : « En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te conduira où tu ne voudras pas aller » (Jean 21,18). Ces paroles de Jésus indiquaient le type de mort par laquelle Pierre devait glorifier Dieu. Sur la colline du Vatican, à Rome, sous le règne de Néron, Pierre a effectivement glorifié son Seigneur par le martyre, probablement entouré de nombreux chrétiens.

Au IIe siècle, des chrétiens érigèrent un petit mémorial sur son lieu de sépulture. Au IVe siècle, l'empereur Constantin fit construire une basilique, qui fut remplacée au XVIe siècle.

Réflexion

À l'instar du président de comité, ce poste désigne celui qui l'occupe, et non le mobilier. Son premier titulaire a commis quelques erreurs, reniant Jésus à trois reprises et hésitant à accueillir les païens au sein de la nouvelle Église. Certains de ses successeurs ont également trébuché, parfois même commis des fautes retentissantes. À titre individuel, il nous arrive de penser qu'un pape en particulier nous a déçus. Pourtant, cette fonction demeure un symbole de la longue tradition qui nous est chère et un point de convergence pour l'Église universelle.

22 février

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