14 janvier | Saint Grégoire de Nazianze

Saint Grégoire de Nazianze

L'histoire de saint Grégoire de Nazianze

Après son baptême à 30 ans, Grégoire accepta avec joie l'invitation de son ami Basile à le rejoindre dans un monastère nouvellement fondé. Sa solitude fut interrompue lorsque son père, évêque, eut besoin d'aide pour son diocèse et ses biens. Il semble que Grégoire ait été ordonné prêtre presque par la force et n'ait accepté cette responsabilité qu'à contrecœur. Il sut habilement éviter un schisme qui menaçait lorsque son propre père fit des compromis avec l'arianisme. À 41 ans, Grégoire fut nommé évêque suffragant de Césarée et entra aussitôt en conflit avec Valens, l'empereur, partisan des Ariens.

Un effet pervers de la bataille fut le refroidissement de l'amitié entre les deux saints. Basile, son archevêque, l'envoya dans une ville misérable et insalubre, à la frontière de divisions injustement créées au sein de son diocèse. Basile reprocha à Grégoire de ne pas être allé à son siège.

Lorsque la protection de l'arianisme prit fin avec la mort de Valens, Grégoire fut appelé à restaurer la foi au sein du grand siège de Constantinople, qui avait été sous l'autorité d'ariens pendant trois décennies. Réservé et sensible, il redoutait d'être entraîné dans le tourbillon de corruption et de violence. Il séjourna d'abord chez un ami, dont la demeure devint la seule église orthodoxe de la ville. C'est dans ce cadre qu'il commença à prononcer les grands sermons sur la Trinité qui le rendirent célèbre. Avec le temps, Grégoire parvint à restaurer la foi dans la ville, mais au prix de grandes souffrances, de calomnies, d'insultes et même de violences personnelles. Un intrus tenta même de s'emparer de son évêché.

Il passa ses derniers jours dans la solitude et l'austérité. Il écrivit de la poésie religieuse, dont certaines œuvres autobiographiques, d'une grande profondeur et d'une grande beauté. Il était simplement reconnu comme « le Théologien ». Saint Grégoire de Nazianze partage la célébration de sa fête liturgique avec saint Basile le Grand le 2 janvier.

Réflexion

C’est peut-être une maigre consolation, mais les troubles survenus après Vatican II au sein de l’Église sont une tempête bien légère comparée à la dévastation causée par l’hérésie arienne, un traumatisme que l’Église n’a jamais oublié. Le Christ n’a pas promis la paix que nous désirons tant : l’absence de problèmes, d’opposition et de souffrance. D’une manière ou d’une autre, la sainteté est toujours le chemin de la croix.

14 janvier

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