L'histoire des saints Timothée et Tite
Ce que le Nouveau Testament nous apprend sur la vie de Timothée la fait ressembler à celle d'un évêque moderne débordé. Il eut l'honneur d'être apôtre aux côtés de Paul, partageant avec lui le privilège de prêcher l'Évangile et de souffrir pour lui.
Timothée avait un père grec et une mère juive nommée Eunice. Issu d'un mariage mixte, il était considéré comme illégitime par les Juifs. C'est sa grand-mère, Loïs, qui se convertit la première au christianisme. Timothée se convertit à Paul vers l'an 47 et le rejoignit plus tard dans son œuvre apostolique. Il était présent lors de la fondation de l'Église de Corinthe. Pendant les quinze années qu'il passa avec Paul, il devint l'un de ses amis les plus fidèles et les plus dignes de confiance. Paul l'envoya en mission, souvent au cœur de troubles importants dans les Églises locales qu'il avait fondées.
Timothée accompagna Paul à Rome durant son assignation à résidence. À un moment donné, Timothée lui-même fut emprisonné (Hébreux 13:23). Paul l'établit comme son représentant auprès de l'Église d'Éphèse.
Timothée était relativement jeune pour la tâche qui lui était confiée. Plusieurs passages semblent indiquer qu'il était timide. L'une des phrases les plus souvent citées de Paul lui était adressée : « Ne bois plus que de l'eau, mais prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » (1 Timothée 5,23).
Tite avait la particularité d'être un ami proche et un disciple de Paul, ainsi qu'un compagnon missionnaire. Il était grec, probablement originaire d'Antioche. Bien que non-juif, Paul refusa qu'il soit contraint à la circoncision à Jérusalem. Tite était perçu comme un artisan de paix, un administrateur et un ami fidèle. La deuxième lettre de Paul aux Corinthiens témoigne de la profondeur de son amitié avec Tite et de la grande communion qu'ils partageaient dans la prédication de l'Évangile.
Lorsque Paul rencontrait des difficultés avec la communauté de Corinthe, Tite, porteur de sa lettre sévère, parvint à apaiser les tensions. Paul écrit avoir été fortifié non seulement par l'arrivée de Tite, mais aussi « par les encouragements qu'il a reçus à votre sujet, lorsqu'il nous a parlé de votre désir ardent, de vos lamentations et de votre zèle pour moi, ce qui m'a rempli de joie… Et son cœur est d'autant plus compatissant envers vous, se souvenant de l'obéissance dont vous avez tous fait preuve en l'accueillant avec crainte et tremblement » (2 Corinthiens 7:7a, 15).
La lettre à Tite s'adresse à lui en tant qu'administrateur de la communauté chrétienne de l'île de Crète, chargé de l'organiser, de corriger les abus et de nommer des prêtres-évêques.
Réflexion
Dans l’épître à Tite, nous découvrons un autre aperçu de la vie dans l’Église primitive : un zèle apostolique intense, une communion profonde avec le Christ, une amitié sincère. Pourtant, la nature humaine et les aspects moins reluisants du quotidien sont toujours présents : la nécessité de la charité et de la patience dans les « querelles avec autrui, les craintes intérieures », comme le dit Paul. À travers tout cela, l’amour du Christ les a soutenus. À la fin de l’épître à Tite, Paul dit : « Lorsque le pasteur viendra, venez à moi. »
26 janvier