L'histoire de saint Thomas d'Aquin
Thomas d'Aquin est unanimement reconnu comme le plus éminent représentant de la tradition catholique de la raison et de la révélation divine. Il est l'un des grands maîtres de l'Église catholique médiévale, honoré des titres de Docteur de l'Église et de Docteur angélique.
À cinq ans, il fut confié au monastère bénédictin du Mont Cassin, ses parents espérant qu'il choisirait cette voie et deviendrait un jour abbé. En 1239, il fut envoyé à Naples pour y achever ses études. C'est là qu'il s'intéressa pour la première fois à la philosophie d'Aristote.
En 1243, Thomas abandonna les projets que sa famille avait pour lui et rejoignit les Dominicains, au grand désarroi de sa mère. Sur son ordre, il fut capturé par son frère et retenu prisonnier chez lui pendant plus d'un an.
Une fois libre, il se rendit à Paris puis à Cologne, où il acheva ses études auprès d'Albert le Grand. Il occupa deux chaires à Paris, vécut à la cour du pape Urbain IV, dirigea les écoles dominicaines de Rome et de Viterbe, lutta contre les adversaires des mendiants ainsi que contre les averroïstes, et débattit de l'aristotélisme avec certains franciscains.
Sa plus grande contribution à l'Église catholique réside dans ses écrits. L'unité, l'harmonie et la continuité de la foi et de la raison, de la connaissance humaine révélée et naturelle, imprègnent son œuvre. On pourrait s'attendre à ce que Thomas, en homme de l'Évangile, soit un ardent défenseur de la vérité révélée. Mais sa pensée était suffisamment large et profonde pour qu'il perçoive l'ordre naturel tout entier comme émanant de Dieu le Créateur, et la raison comme un don divin précieux.
La Somme théologique , son dernier ouvrage, malheureusement inachevé, traite de l'ensemble de la théologie catholique. Il interrompit sa rédaction après avoir célébré la messe le 6 décembre 1273. Interrogé sur les raisons de cet arrêt, il répondit : « Je ne peux plus continuer… Tout ce que j'ai écrit me paraît bien dérisoire comparé à ce que j'ai vu et à ce qui m'a été révélé. » Il mourut le 7 mars 1274.
Réflexion
Nous pouvons considérer Thomas d'Aquin comme un exemple éminent du catholicisme, caractérisé par son ouverture, son universalité et son inclusivité. Nous devons nous engager de nouveau à exercer le don divin de la raison qui est en nous, notre capacité à connaître, à apprendre et à comprendre. Parallèlement, nous devons rendre grâce à Dieu pour le don de sa révélation, en particulier en Jésus-Christ.
28 janvier
