15 novembre | Saint Albert le Grand

Saint Albert le Grand

L'histoire de saint Albert le Grand

Albert le Grand était un dominicain allemand du XIIIe siècle qui a influencé de manière décisive la position de l'Église à l'égard de la philosophie aristotélicienne apportée en Europe par la propagation de l'islam.

Les étudiants en philosophie le connaissent comme le maître de Thomas d'Aquin. Les efforts d'Albert pour comprendre les écrits d'Aristote ont créé le climat propice à la synthèse que Thomas d'Aquin a élaborée entre la sagesse grecque et la théologie chrétienne. Mais Albert mérite également d'être reconnu pour ses propres mérites, en tant qu'érudit curieux, honnête et assidu.

Il était le fils aîné d'un puissant et riche seigneur allemand de rang militaire. Il reçut une éducation en lettres. Malgré la vive opposition de sa famille, il entra au noviciat dominicain.

Ses intérêts insatiables l'ont poussé à rédiger un recueil de toutes les connaissances : sciences naturelles, logique, rhétorique, mathématiques, astronomie, éthique, économie, politique et métaphysique. Il lui a fallu vingt ans pour achever son exposé sur l'apprentissage. « Notre intention, disait-il, est de rendre intelligibles aux Latins toutes les branches du savoir susmentionnées. »

Il atteignit son but tout en exerçant les fonctions d'éducateur à Paris et à Cologne, de provincial dominicain, et même d'évêque de Ratisbonne pendant une courte période. Il défendit les ordres mendiants et prêcha la croisade en Allemagne et en Bohême.

Albert, docteur de l'Église, est le patron des scientifiques et des philosophes.

Réflexion

Aujourd'hui, nous, chrétiens, sommes confrontés à une surabondance d'informations dans tous les domaines du savoir. Il suffit de lire les périodiques catholiques actuels pour constater la diversité des réactions aux découvertes des sciences sociales, notamment en ce qui concerne les institutions chrétiennes, les modes de vie chrétiens et la théologie chrétienne. En canonisant Albert, l'Église semble finalement reconnaître son ouverture à la vérité, où qu'elle se trouve, comme fondement de sa sainteté. Sa curiosité caractéristique l'a poussé à rechercher la sagesse au sein d'une philosophie que son Église a accueillie avec beaucoup de difficulté.

15 novembre

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