L'histoire de la dédicace des églises Saint-Pierre-et-Saint-Paul
La basilique Saint-Pierre est sans doute l'église la plus célèbre de la chrétienté. Imposante par ses dimensions et véritable musée d'art et d'architecture, elle a pourtant connu des débuts bien plus modestes. La colline du Vatican n'était alors qu'un simple cimetière où les fidèles se rassemblaient pour prier devant le tombeau de saint Pierre. En 319, Constantin y fit construire une basilique qui demeura debout pendant plus de mille ans, jusqu'à ce que, malgré de nombreuses restaurations, elle menace de s'effondrer. En 1506, le pape Jules II ordonna sa démolition et sa reconstruction, mais la nouvelle basilique ne fut achevée et consacrée que plus de deux siècles plus tard.
La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs se dresse près de l'abbaye des Trois Fontaines, lieu présumé de la décapitation de saint Paul. Plus grande église de Rome jusqu'à la reconstruction de la basilique Saint-Pierre, elle s'élève également sur l'emplacement traditionnel du tombeau de saint Paul. L'édifice actuel fut construit après un incendie en 1823. La première basilique était également l'œuvre de Constantin.
Les projets de construction de Constantin attirèrent à Rome les premiers d'une longue série de pèlerins. Depuis la construction des basiliques jusqu'à l'effondrement de l'empire sous les invasions « barbares », les deux églises, bien que distantes de plusieurs kilomètres, étaient reliées par une colonnade couverte de colonnes de marbre.
Réflexion
Pierre, le pêcheur rustre que Jésus a désigné comme le roc sur lequel l'Église est bâtie, et Paul, homme instruit, persécuteur des chrétiens converti, citoyen romain et missionnaire auprès des païens, forment un duo atypique. Leur principal point commun réside dans leur aboutissement : tous deux, selon la tradition, sont morts en martyrs à Rome – Pierre sur la croix et Paul sous l'épée. Leurs dons conjugués ont façonné l'Église primitive et, depuis les premiers temps, les croyants se recueillent sur leurs tombeaux.
18 novembre