4 novembre | Saint Charles Borromée

Saint Charles Borromée

L'histoire de saint Charles Borromée

Le nom de Charles Borromée est associé à la Réforme. Il vécut à l'époque de la Réforme protestante et participa à la réforme de l'Église tout entière durant les dernières années du concile de Trente.

Bien qu'appartenant à la noblesse milanaise et apparenté à la puissante famille Médicis, Charles désirait se consacrer à l'Église. En 1559, lorsque son oncle, le cardinal de Médicis, fut élu pape Pie IV, il le nomma cardinal-diacre et administrateur de l'archidiocèse de Milan. À cette époque, Charles était encore laïc et jeune étudiant. Grâce à ses qualités intellectuelles, il se vit confier plusieurs charges importantes au Vatican, et fut plus tard nommé secrétaire d'État chargé des États pontificaux. La mort prématurée de son frère aîné le poussa à prendre la ferme décision d'entrer dans les ordres, malgré l'insistance de ses proches pour qu'il se marie. Peu après son ordination à l'âge de 25 ans, Borromeo fut consacré évêque de Milan.

Œuvrant dans l'ombre, saint Charles mérite d'être salué pour avoir maintenu le concile de Trente en session alors qu'à plusieurs reprises, il était au bord de l'implosion. Borromée encouragea le pape à le reprendre en 1562, après dix ans de suspension. Il prit en charge l'ensemble de la correspondance durant la phase finale. En raison de ses fonctions au concile, Borromée ne put s'installer à Milan qu'à la fin de celui-ci.

Finalement, Borromée fut autorisé à se consacrer à l'archidiocèse de Milan, où la situation religieuse et morale était loin d'être reluisante. La réforme nécessaire à tous les niveaux de la vie catholique, tant pour le clergé que pour les laïcs, fut initiée lors d'un concile provincial réunissant tous les évêques placés sous son autorité. Des règles précises furent établies à l'intention des évêques et des autres membres du clergé : si l'on voulait que le peuple se convertisse à une vie meilleure, Borromée devait être le premier à donner le bon exemple et à raviver son esprit apostolique.

Charles prit l'initiative de donner le bon exemple. Il consacra la majeure partie de ses revenus à la charité, s'interdit tout luxe et s'imposa de sévères pénitences. Il sacrifia richesse, honneurs, prestige et influence pour devenir pauvre. Durant la peste et la famine de 1576, Borromée s'efforça de nourrir quotidiennement entre 60 000 et 70 000 personnes. Pour ce faire, il contracta d'importants emprunts qu'il lui fallut des années pour rembourser. Alors que les autorités civiles fuyaient au plus fort de l'épidémie, il resta en ville, où il soigna les malades et les mourants, et secourut les plus démunis.

Le travail et les lourdes responsabilités de sa haute fonction commencèrent à affecter la santé de l'archevêque Borromeo, entraînant sa mort à l'âge de 46 ans.

Réflexion

Saint Charles Borromée fit siennes les paroles du Christ : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli, j’étais nu et vous m’avez vêtu, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison et vous êtes venus me voir » (Matthieu 25, 35-36). Borromée voyait le Christ en son prochain et savait que la charité accomplie envers les plus humbles de son troupeau était une charité accomplie envers le Christ.

4 novembre

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