L'histoire de Saint Gilles
Bien que de nombreux aspects de la vie de saint Gilles restent mystérieux, on peut affirmer qu'il fut l'un des saints les plus populaires du Moyen Âge. Il serait né dans la première moitié du VIIe siècle dans le sud-est de la France. C'est là qu'il fonda un monastère qui devint une étape importante pour les pèlerins se rendant à Compostelle, en Espagne, et en Terre sainte.
En Angleterre, de nombreuses églises et hôpitaux anciens étaient dédiés à Gilles. Un quartier de Bruxelles porte son nom. En Allemagne, Gilles figurait parmi les quatorze saints auxiliaires, un groupe populaire de saints auxquels on priait, notamment pour la guérison des maladies et pour trouver la force nécessaire à l'épreuve de la mort. Parmi ces quatorze saints se trouvaient également saint Christophe, saint Barbe et saint Blaise. Fait remarquable, Gilles était le seul à ne pas être martyr. La dévotion aux saints auxiliaires était particulièrement forte dans certaines régions d'Allemagne, ainsi qu'en Hongrie et en Suède. Cette dévotion contribua à la popularité de Gilles. Il fut bientôt invoqué comme patron des pauvres et des infirmes.
Le centre de pèlerinage qui attirait autrefois tant de monde tomba en ruine quelques siècles après la mort de Giles.
Réflexion
Saint Gilles n'a peut-être pas été un martyr, mais, comme le dit le mot martyr Cela signifie qu'il était un véritable témoin de la foi. La foi du peuple de Dieu au Moyen Âge en atteste. Il devint l'un des « saints auxiliaires » et peut encore remplir ce rôle pour nous aujourd'hui.
1er septembre