L'histoire de saint Grégoire le Grand
Grégoire était préfet de Rome avant l'âge de 30 ans. Après cinq ans de mandat, il démissionna, fonda six monastères sur son domaine sicilien et devint moine bénédictin dans sa propre demeure à Rome.
Ordonné prêtre, Grégoire devint l'un des sept diacres du pape et exerça également une fonction de six ans en Orient comme représentant pontifical à Constantinople. Rappelé pour devenir abbé, il fut élu pape à l'âge de cinquante ans par le clergé et le peuple de Rome.
Grégoire était direct et ferme. Il destitua les prêtres indignes, interdit de percevoir des honoraires pour de nombreux services, et vida le trésor papal pour racheter les prisonniers lombards et venir en aide aux Juifs persécutés ainsi qu'aux victimes de la peste et de la famine. Très soucieux de la conversion de l'Angleterre, il y envoya quarante moines de son propre monastère. Il est connu pour sa réforme de la liturgie et pour avoir renforcé le respect de la doctrine. Son rôle dans la révision du chant grégorien est sujet à controverse.
Grégoire vécut à une époque de conflits incessants avec les Lombards envahisseurs et de relations difficiles avec l'Orient. Lorsque Rome fut elle-même attaquée, il s'entretint avec le roi lombard.
Son livre, Son traité sur les soins pastoraux et les devoirs et qualités d'un évêque fut lu pendant des siècles après sa mort. Il y décrit les évêques comme des médecins dont les principales missions étaient la prédication et le maintien de la discipline. Par sa prédication directe et concrète, Grégoire savait adapter l'Évangile du jour aux besoins de ses auditeurs. Surnommé « le Grand », il est considéré, avec Augustin, Ambroise et Jérôme, comme l'un des quatre grands docteurs de l'Église d'Occident.
Un historien anglican a écrit : « Il est impossible de concevoir ce qu’aurait été la confusion, l’anarchie, l’état chaotique du Moyen Âge sans la papauté médiévale ; et de la papauté médiévale, le véritable père est Grégoire le Grand. »
Réflexion
Grégoire se contentait de sa vie de moine, mais il servait volontiers l'Église d'autres manières lorsqu'on le lui demandait. Il sacrifia souvent ses propres préférences, notamment lorsqu'il fut appelé à devenir évêque de Rome. Une fois engagé dans le service public, Grégoire consacra toute son énergie à cette mission. La description que fait Grégoire des évêques comme des médecins s'accorde bien avec la description de l'Église comme un « hôpital de campagne » par le pape François.
3 septembre